|
|
Diego Ortiz
(ca. 1510 - ca. 1570)
Recercadas del
Trattado de Glosas, 1553 |
|
| |
|
Description
Artistes / Performers
Jordi Savall, Ton Koopman, Lorenz Duftschmid, Rolf
Lislevand, Paolo Pandolfo, Andrew Lawrence-King
Lieu d'enregistrement / Recording site:
Pieve de S. Martino, Emilia
Dates d'enregistrement: Avril 1989
Recording dates: April 1989 Durée totale / Total time: 49"35
Cat. #: ES
9919 (ES9919)
|
|
|
Appréciation (s) /
Review(s)
|
|
|
|
|
Diapason- # 363
(09/1990)
(English)
|
|
Appréciation
4 diapasons
Evaluation |
|
Analyste: Denis
Morrier
En abrégé:
Denis Morrier souligne à juste titre l'importance de cet
enregistrement consacré aux "recarcadas" de Diego Ortiz. Il écrit:
"C'est ... une nouvelle révélation qu'apporte Jordi Savall (comme
chaque fois dans ces répertoires anciens qu'il aborde avec une
ouverture d'esprit peu commune, ...) ; non seulement celle d'un
musicien-théoricien fameux ..., mais aussi celle d'un art
bouillonnant et tumultueux, animé de passions exacerbées et de
tensions sans cesse ravivées".
Il ajoute plus loin que "Jordi Savall offre un large aperçu des
différentes formes de ricercadas répertoriées par Ortiz
(seules celles sur des mélodies grégoriennes ne sont pas
représentées), agrémentant ses choix par des accompagnements d'une
grande variété, toujours admirablement réalisés. On peut ainsi
apprécier la volubilité et l'exubérance rythmique coutumière à Ton
Kookman dans ce répertoire - le claveciniste n'hésitant pas à
engager de véritables joutes virtuoses avec le soliste - ainsi que
l'invention et la délicatesse du harpiste Andrew Lawrence-King.
Aussi admirablement soutenu, Jordi Savall peut donner libre cours à
son inspiration poétique, déniant tout sens exclusivement décoratif,
mais leur offrant au contraire une vraie dimension dramatique,
faisant d'elles les vrais guides et révélateurs des pièces variées."
Morrier conclue son article en qualifiant Savall "d'Ange de la
Viole (qui) nous livre ... un nouveau miracle, magnifiant
ces oeuvres didactiques pour mieux illuminer, d'une lumière
insoupçonnée, l'art finalement bien méconnu de la Renaissance".
|
Reviewer: Denis
Morrier
Abridged version :
"Denis Morier underlines quite judiciously
the importance of this recording of the "recarcadas" of Diego Ortiz.
He writes: " This is "... another revelation from Savall (as always
in those ancient repertories that he explores with such an open
mindedness,...); not only does it come from a famous musician and
theorician..., but it stems from a buoyant and tumultuous art, full
of exacerbated passions and tensions which are continuously revived."
As we read on, he mentions that "Savall provides a broad selection
from the various types of ricercadas located by Ortiz (only
those based on Gregorian melodies are excluded), thus embelishing
his choices with accompaniements of a wide variety, always splendily
performed. We can appreciate the volubility and the rythmic
exhuberance which characterizes Ton Koopman's performance - the
hapsichordist often engaging in truly virtuso exchanges with the
soloist - as well as the inventiveness and delicacy of the harpist,
Andre Lawrence-King. Being so well supported, Jordi Savall can let
go all his poetical inspiration, without adornments, but giving to
these pieces on the contrary a truly dramatic dimension... ".
Morier concludes his review by branding Savall as "the angel
of the viola da gamba who performs... another miracle, giving a new
dimension to these didactic pieces and puts them in a new
perspective, shedding a new light on the Renaissance period."
|
|
|
Classica- # 33
(06/2001)
(English)
|
 |
Appréciation
Note: 5
Evaluation
|
|
Évaluation collective par par
J.-N. Coucouroux, S. Friedrich, S.Perreau
Texte abrégé:
Les analystes de Classica constatent que "Savall
réussit ... à faire de ce recueil (du Castillan Diego Ortiz) un
simple jeu d'une aisance confondante, où l'harmonie osée et les
prouesses techniques semblent naturelles". On nous souligne que "
peu d'artistes se sont penchés au disque, sur le fameux Traité
des Gloses de 1553, laissé par le Castillan Diego Ortiz aux
générations de violistes suivantes. Ce recueil, sorte d'exemple
rituel de l'art de l'ornementation (Glosas), ou plus
exactement de la *diminution* sur un thème simple, est aujourd'hui
principalement connu des interprètes pour son extrême difficulté et
son côté didactique." | |