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Les années 1670-1673 constituent l’un de ces
carrefours comme l’histoire en général et l’histoire des arts en
particulier prennent parfois plaisir à aménager savamment : les
hommes, les événements, les instruments eux-mêmes, semblent exacts
au rendez-vous. De fait, ce qui va se passer durant ces quelques
années aura des conséquences décisives non seulement pour l’avenir
de la musique française, mais dans une certaine mesure, pour la
musique occidentale tout entière.
PHILIPPE BEAUSSANT |
The years from 1670 to
1673 mark one of those crossroads at which history in
general, and the history of art in particular, sometimes
judiciously brings together just the right combination of
people, events and even instruments.
In fact, the events of those years were to
have major consequences, not only for the future of French
music, but also, to a certain extent, for Western music as a
whole.
PHILIPPE BEAUSSANT
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Évaluations recensées / Reviews
located |
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12/1999
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Full text / texte intégral
Review by:
David Vernier |

# 17 -
(11/1999) |
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23:4(03/04-2000) |

#9 - (1999) |

Reviewer:
Ian Lace |
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American Record Guide
01/200
Review by: Ardella Crawdord
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Jean-Baptiste Lully |

Jean-Baptiste Lully |
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Extrait du livret / From the liner notes |
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Extrait:
Les œuvres enregistrées sur ce disque sont l’exact reflet de cette
extraordinaire rencontre historique et artistique.
D’abord, cette musique a été écrite pour être exécutée avec tout
l’arsenal instrumental possible en ce temps, en nombre, en qualité
comme en diversité. Lully disposait d’une palette sonore d’une
incroyable richesse: cordes, autant qu’il en voulait, flûtistes
virtuoses, hautbois sur toute l’échelle, percussions de toutes
sortes, cuivres, claviers, luths, théorbes et guitares. Certes,
sur les partitions, les indications sont rares ; mais on en a
d’indirectes qui témoignent de cette diversité, jusqu’à celles qui
indiquent, sur tel manuscrit, «M. de Lully joue», pour un solo de
violon avec ornementation fleurie, ou pour ensemble de guitares.
Et cette musique de scène exige cette variété, non seulement dans
l’instrumentation, mais dans les tempos, les moyens d’expression,
les rythmes. Diversité ensuite des œuvres elles-mêmes, au sein
d’une continuité dans l’évolution.
Le Bourgeois Gentilhomme constitue l’apothéose de la
comédie-ballet, le sommet (avec Psyché) de la collaboration de
Lully et de Molière. La musique ne s’y réduit pas à l’éternel
menuet de M. Jourdain. C’est une partition infiniment riche, tant
dans la comédie proprement dite que dans la Cérémonie Turque et
que dans le Ballet des Nations qui la prolonge. Les airs pour les
Espagnols (c’est-à-dire, dans le langage du temps, des gitans)
demandent une exécution pittoresque et brillante, non moins que
l’Entrée et la Chaconne des Scaramouches.
Le Divertissement royal donne une autre facette de cet art de cour
: grande musique festive comme Louis XIV dans la pleine force de
sa jeunesse ne cessa d’en commander. Versailles est né de
semblables fêtes, et c’est bien l’image de ce premier Versailles
d’avant 1680, fastueux, héroïque et galant, que l’on y retrouve.
Enfin, la musique instrumentale d’Alceste illustre la manière dont
s’est constitué l’opéra à la frança
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