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Diapason # 647 (06/2016)
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Linn 
CKD519



Code-barres / Barcode : 0691062051927

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Gaëtan Naulleau

Jouer chez Bach le jeu de la décontraction, sans nuire pour autant à l'éloquence ? Cecilia Bernardini, … y trouve son compte. Fille d'un hautboïste bien connu des amateurs de musique baroque, et pilier à Edimbourg du Dunedin Consort, elle rapproche quatre concertos dans sa palette élégante et douce. Le do mineur singulièrement ludique du BW I060 où elle dialogue avec son père, a valeur d'emblème au début du disque. Les violons doublés (2/2/1/1) ne  pèsent jamais sur l'esprit chambriste. John Butt, qui dirige depuis le clavecin, a pris soin de gommer nombre de lieux communs déjà ancrés dans la discographie « baroque » BWV 1041 et 1042, en commençant par mettre à plat tout l'attirail de crescendos‑decrescendos signalétiques. Le discours soutenu par pans homogènes plus que par progressions dramatisées, n'y perd pas en lisibilité.
Dire que le résultat nous fait grimper aux rideaux serait mentir (le finale du BVW 1042 tourne vraiment en rond), et même trahir le projet harmonieux de musiciens fidèles à leurs racines. La capitale écossaise, ne l'oublions pas, fut au temps de Bach un berceau majeur de la philosophie des Lumières.

 

 


 

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