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Classica # 185 (09/2016)
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Musiques à la Chabotterie
605014


Appréciation d'ensemble:

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Analyste:  Philippe Venturini

Captée lors de deux concerts au théâtre de Thalie, dans la communauté de communes de Montaigu, en Vendée, cette nouvelle version doit s'accommoder d'une acoustique... de théâtre : c'est-à-dire plutôt mate, peu encline à soutenir le son des instruments et à accompagner leurs phrasés. Autant dire que les musiciens ne bénéficient pas de conditions idéales malgré le dévouement et le savoir-faire des deux techniciennes. Il faudra donc composer avec quelques approximations et des baisses de tension qu'un environnement plus favorable aurait sans doute masqué (Adagio du Concerto n° 6, par exemple, un peu éprouvant). Et il n'est pas certain que conserver les applaudissements du public, après le dernier concerto, soit particulièrement opportun.

C'est bien dommage car cette interprétation, sans bousculer une discographie pléthorique, ne manque pas d'atouts. Il y a d'abord la disposition des concertos, conçue de façon à alterner les couleurs et les climats et commençant par le Concerto n° 5, dominé par le clavecin, « instrument premier de Bach » comme l'écrit Hugo Reyne. Et des choix instrumentaux (la flûte dudit concerto est à bec et non traversière ce qui n'en assèche pas du tout la texture), d'effectifs (les musiciens ont plusieurs cordes à leur archet), de tempos (le menuet enlevé du Concerto n° 1) et de nuances (contrastes dynamiques et effets d'échos dans l'Andante du Concerto n° 4) intéressants et convaincants.

On ne cherchera pas dans cette version la performance instrumentale ni la course aux effets ou bien encore à oublier les enregistrements du Café Zimmermann (Alpha), de Reinhard Goebel (Archiv), Jordi Savall (Alia Vox) et Diego Fasolis (Ars). Mais on appréciera le plaisir manifeste du partage de la musique, de l'écoute mutuelle (Affettuoso du Concerto n° 5, Andante du Concerto n° 2) et le naturel et la spontanéité des phrasés (l'humeur vagabonde du finale du Concerto n° 5).


 


   

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