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Diapason # 657 (05/2017)
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Nibiru 01632231



Code-barres / Barcode : 8595056601636

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Sophie Roughol

L’or avait frôlé le premier volume de ces trois cycles de psaumes, composés entre 1725 et 1728 pour les vêpres de la chapelle catholique de Dresde, et pour la plupart inédits (Cinq Diapason, cf no 646). Deux solistes gâchaient la fête, dont un ténor sans charme particulier, certes, et cette fois sans défaut majeur (solo du beau Laetatus sum ZWV 88). Et l'alto se trouve avantageusement remplacé par Filippo Mineccia. L’or se pose donc sur un volume passionnant, dont les premières mondiales (cinq des huit pièces) comptent des trésors absolus à écouter sans tarder, le Nisi Dominus ZWV 92 et le Lauda Jérusalem ZWV 104.

Efficacité thématique, mobilité harmonique, diversité formelle : Zelenka porte la concision discursive, l'attention au texte, à des sommets de prouesse d'écriture. Prioritaire ? Le Nisi dominus ZWV 92, dialogue propulsé par sa dynamique interne, six minutes entre solistes et chœur enveloppées dans un cocon de tonalités mineures, solidement campées sur un ostinato de cordes de huit mesures conclues avec une tendresse infinie sur l'Amen. Le Lauda Jerusalem
ZWV 104 qui suit est aussi diablement efficace: sur un ostinato plus resserré s'installe une forme couplets‑refrain, ce dernier repris comme sujet principal de la doxologie fuguée, avant un retour de l'ostinato devenu sujet secondaire pour un Amen superposé à la doxologie. Bel exemple de cohésion absolue entre forme et expression. Et chaque pièce recèle des merveilles, ruptures dynamiques, concitatos, densité des harmonies, éclairs de luminosité et de tendresse. En pleine forme, Zelenka s'amuse de ses astuces, et nous avec. Écoutez encore le Magnificat ZWV 107, son contrepoint sur un double thème grégorien tranquillement posé sur la marche inébranlable des cordes, ce hautbois colorant l'« esurientes » quand se tait soudain l'ostinato.

Ajoutez à cette pyrotechnie un choeur et un orchestre superbement unis, une belle distribution vocale (merveilleux arioso final de la soprano dans le Beatus vir !) et Adam Viktora sculptant la vie même... Chic, un troisième volume est à venir!        


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