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Diapason # 666 (04/2018)
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Chandos
CHAN0820




Code-barres / Barcode : 095115082027

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Analyste: Jean-Luc Macia
 

La fameuse collection de la Berlin Sing-Akademie, retrouvée miraculeusement en 1999 à Kiev, a remis en lumière la figure de Johann Gottlieb Janitsch, né en Silésie et célèbre en son temps. Contrebassiste, il appartenait à l'orchestre d'excellents musiciens réuni par Frédéric Il à la cour de Prusse après son accession au trône. Collègue, ainsi, de Benda, Graun, Quantz et C.P.E. Bach, il y tint son pupitre de contrabasso jusqu'à sa mort, tout en composant de nombreuses sonates en trio ou à quatre parties, qu'un album du Gardellino magnifiait il y a quelques années (Diapason d'or, cf. n° 615).

Nous découvrons ici, avec une équipe moins hédoniste basée à Philadelphie, quatre sonates à quatre parties - où la réactivité du dialogue est plombée par une acoustique de salle de bains. L'une fait discourir un violon et deux flûtes (sans alto), une autre la flûte, deux altos et basse (superbe Passionsquartett construit sur un choral de HassIer, dont les tableaux suaves et morbides étaient plus troublants avec le Gardellino).

La densité et la liberté des échanges contrapuntiques sont un régal – on pense plus d'une fois au Telemann des Quatuors parisiens. La flûte est traitée avec une inventivité jouissive (tels les effets de lointain dans la Sonate en mi bémol majeur) et l'alto devient le ce centre expressif de plusieurs mouvements, avec un résultat plus spectaculaire encore quand ces instruments sont doublés.

Janistch souhaitait que ses interprètes osent ornementer à profusion et s’octroient une réelle liberté. Les membres de Tempesta di Mare n’en sont pas arrivés à ce degré d'imprégnation stylistique. Excellents techniciens, ils s'en tiennent à une lecture un peu carrée manquant de souffle et d'inventivité.

Le contraste vient avec l'Ouverture grosso en sol majeur pour deux orchestres à cordes, agrémentés l'un de hautbois et de basson, l'autre de flûtes. Un dialogue imaginatif s'installe où les thèmes très riches font l'objet d'échanges savoureux avec de beaux passages fugués, nous rappelant les Concerti a due cori de Handel, les cors en moins. L'apport discographique est bien plus important ici que dans les sonates (dont la discographie est déjà substantielle), mais la prise de son s'avère encore plus frustrante à l'échelle de cet effectif et la finition instrumentale rudimentaire.

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