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Diapason # 668 (05/2018)
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Piano Classics
PCL10121  


 

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Paul de Louit

Après un premier CD Bach plus qu'indigeste (cf no 643), Alexander Kniazev repasse les plats... et, le croiriez­-vous ? le rata s'est amélioré.

Quelques louables tentatives d'arti­culation dans la Fantaisie en ut mineur lui donnent un air vaguement plus français que récemment chez Joseph Kelemen, mais ne parviennent pas à rendre la registration moins pâteuse. Les Chorals « Schübler » permettent d'entendre, enfin, quelques détails des timbres et, avec eux, un musicien plus alerte. Les « Fleuves de Babylone » surtout, dans leur variante à cinq voix, nous surprennent heureusement par leur texture allégée et leur double pédale élégante. Quant au Prélude et fugue en mi bémol, dernière pièce de l'album, il révèle le tempérament d'organiste qui nous manquait dans son premier disque, et jusque‑là dans ce second.

Pour y arriver, il aura fallu passer par une Pièce d'orgue au plenum terne et faux, farcie d'inégalités et de changements de claviers sans rime ni raison, un Vater unser expédié avec indifférence au pas de charge, un Aus tiefer Not enfoui sous une chape gris de plomb (Bach spécifie pourtant in organo pieno), un éditeur qui s'égare dans l'ordre des pièces et le catalogue BWV, un orgue de Riga enregistré de trop loin et ne dévoilant sa riche palette qu'avec parcimonie.


 

   

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