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Diapason # 671 (09 /2018)
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CPO 5551732  



Code-barres / Barcode :  761203517329

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Analyste: Ivan A. Alexandre

Publiée en 1860 par l'autorité handélienne Friedrich Chry­sander, cette Passion anonyme conservée à Berlin resta l'oeuvre du tout jeune Händel (encore allemand, avec un « ä ») jusqu'à ce qu'en 1905 le professeur Edward Davey Rendall conteste sa paternité. Elle n'en fut pas moins réattribuée au Cher Saxon soixante ans plus tard dans la monumentale Edition Händel de Halle. Puis re-désattribuée par le musisicologue Bernd  Baselt en 1976. Puis attribuée à Georg Böhm (1661‑1733) par un autre musicologue en 1986. Puis à Christian Ritter (ca.1645‑ca.1720) en 1987, et de nouveau à un Händel de dix­huit ans par le Dr Reiner Kleinertz   qui, en 2003, procédait par élimination en étudiant à la loupe le témoignage de Johann Mattheson (1724) sur lequel s'appuie tout le monde depuis un siècle et demi. Jeu de piste si confus que le chef Roland Wilson avoue renoncer à y prendre part, n'acceptant l'attribution première que pour assurer un auditoire au chef‑d'oeuvre. Chef­d'oeuvre, oui. D'une génération antérieure aux oratorios de Bach, ce drame stylisé mais vivace, d'une invention formelle et mélodique inépuisable mais sans déploiement (cette mosaïque de visions puissantes et brèves serait plutôt la signature de Reinhard‑Keiser (1674‑1739), autre candidat plausible), mérite sa notoriété, plus solide que celle de la Passion authentique (dite Brockes Passion) si l'on en juge par le nombre d'enregistrements.

Le nouveau venu est au moins le septième. Le plus cohérent par le style, quoique encore une fois « arrangé » (choeur à quatre voix au lieu de cinq solistes) et non exempt de faiblesses. Faiblesse d'un plateau où le sérieux (Hans Jörg Mammel, Évangéliste) côtoie le fâcheux (Pilate dévitalisé par un falsettiste atone, le superbe « Jesu, wonach dürstet dich » réduit à une épingle). Faiblesse aussi de la construction, plane et morcelée. Pourtant, Master Wilson gagne son pari: c'est une pièce maîtresse qu'il nous rend, aucun doute là‑dessus. Toutes les œuvres de Handel antérieures à Almira (1705) ayant disparu, le chef ajoute une cantate anonyme ‑ texte analogue à la BVW 135 de Bach ‑ elle aussi publiée sous ce nom illustre au XIXe siècle et enregistrée par la Capella Thuringia pour le même éditeur il y a huit ans. Autre mystère, égale foi.

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