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Diapason # 686 (01 /2020)
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DHM 19075943662




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Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Ivan A. Alexandre

 

Tout tout, tout. Les dix-huit sonates du prétendu Opus 1 dans ses diverses éditions, six autres hors cahier inscrites au catalogue HWV ‑ originales ou adaptées, certains mouvements se répètent donc en changeant de soliste, ainsi l'Opus 1 no 6 successivement tenu par le violon et la viole de gambe, plus trois pages isolées. Quatre heures de Handel (ou non, la troupe, nous le savons depuis un Germanico frauduleux, se souciant peu d'authenticité). Maximalisme éditorial opposé au minimalisme instrumental: un seul clavecin pour continuo, sans violoncelle, sans basson, sans luth, sans orgue, quasi sans couleur. La chambre nue, enregistrée de près, comme à la maison. 

Cinq amis donnent chez vous un concert géant et animé. Si animé que vous ne saurez quelquefois plus du tout ce que le compositeur a jeté sur le papier. La traversière extrapole avant la reprise; la flûte à bec attaque l'Opus 1 no 4 dans le même esprit libéré de la lettre; les adagios obéissent à l'usage de l'ornementation fleurie plutôt qu'à la touchante économie recommandée par maître Quantz dans son Essai de 1752. Le texte ? Un prétexte. Au moins la compagnie n'a pas volé son nom de Rossignolo. 

Curieusement, la liberté métrique et ornementale se transmet peu à l'imagination musicale, Si l'accent est net et l'appui vaillant, la phrase reste courte. Les flûtistes articulent, mais cette articulation bride le chant. Cantabile inconnu dans ces andantes décoratifs. Que la technique éblouisse (finale de l'Opus 1 no 2 premier allegro du no 4, broderies et octaves du no 11) ou non (no 6), elle sacrifie sans remords la nature à l'artifice. La flûte à bec s'amuse (plus que le hautbois) ; le traverso alambiqué, auquel reviennent notamment les trois litigieuses « sonates de Halle », respire comme il peut; le violon direct sans vibrato perpétue la discipline d'un Reinhard Goebel (superbe gigue du no 12 probable apocryphe). Tous jouent, et s'adressent, moins au poète qu'au collectionneur. Travail plus ciselé que L'École d'Orphée (CRD/Briliant 1985) ou l'équipe de Paul Nicholson (Hyperion, 1994), sûrement pas plus inspiré. Quoi qu'il en soit la démonstration exige du public une patience que, n'ayez crainte, elle sait récompenser à sa manière.


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