Cristóbal de Morales (1500-1553)
Officium Defunctorum  / Missa pro Defunctis, a 5
 

Réédition/Re-issued
Naïve 9926

Description

Artistes / Performers
Ensemble Hespèrion XX, direction: Jordi Savall

Lieu d'enregistrement / Recording site: 
Collégiale romane du Château de Cardona, (Catalogne /Catalunya)

Dates d'enregistrement:   septembre et novembre 1991
Recording dates
September and November 1991

Durée totale / Total time: 72'30

Édition originale/Original recording
Astrée - 8765

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Appréciation (s) / Review(s)


Cristóbal de Morales
Tiré de Wikipedia,l''encyclopédie libre


Cristóbal de Morales
From Wikipedia, the free encyclopedia

Gramophone- 
09/1993

(English)


 

 

 


Reviewer: Tess Knighton
Abridged version-: 

This disc of music by Cristobal de Morales (ca. 1500-1553) is "In many ways I think  (...) one of Hesperion's most successful (and certainly one of the most striking) contributions to the sixteenth-century Hispanic repertory. Recorded by the male voices of Capella Reial with support from viols, sackbuts, organ and dulcian, it inhabits a sound world that contrasts strongly with any of their other recordings..."

"The scoring adopted on the Morales disc (for which incidentally, there is no firm evidence) is mournful, even lugubrious, but it suits the mood of the music so well that the overall effect, enhanced by a reverberant church acoustic, is of a lustrous velvet unremittingly black but with a rich sheen that catches the light of the musical textures".

"Ultimately, however, the Requiem Mass is the more satisfying piece, although, conforming to an indigenous tradition of setting texts of this kind, it, too, is less concerned with contrapuntal skill and more with a sustained solemnity that has earned Spanish polyphony of this period the epithets 'austere' and 'mystical'."

"Nevertheless, this disc is so special in the sound of male voices doubled by those mellow and largely unobtrusive instruments and, above all, the atmosphere of the recording (it has the feel of the early hours of the morning about it) that I would say it is one of the best they have ever made."
Diapason- no. 385
09/1992


 

Appréciation 
~~~~~
Evaluation

4 Diapasons

 


Analyste: Denis Morrier
En abrégé: 

"Le choeur masculin de la Capella Reial (avec donc des contre-tenors pour les parties de superius) est d'une justesse et d'une cohésion inattaquable... Les violes et les vents (principalement des cuivres) de l'ensemble Hespèrion XX apportent un soutien discret et efficace, la parfaite osmose des instruments et des voix dans les doublures colla parte formant d'ailleurs l'un de nos principaux objets d'admiration, tout comme la souplesse de la direction, la beauté de la plastique vocale et la netteté de la diction. On retrouve avec bonheur les émotions caractéristiques, le dolorisme recueilli, la réelle spiritualité qui caractérisent les interprétations les plus inspirées de Jordi Savall".

Classica- no. 20
03/ 2000
(English)

Appréciation
 


Evaluation

 


Analyste: Stéphan Perreau
Résumé ou abrégé: 

Disque miraculeux sur bien des points, ce programme consacré à Cristóbal de Morales mêle instruments et voix à la perfection. Composé à Rome en 1544, le Requiem reste l'un des plus beaux du répertoire, alternant instruments et chant mystique dans l'Offertoire


# 5  Automne/Fall 1998

Appréciation 




Evaluation

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Analyste
: Maricarmen Gómez
Texte d'origine
Texte intégral


Ce commentaire de Maricarmen Gómez fait suite à son article intitulé "La musique espagnole à l'époque de Philippe II
" paru dans le numéro 5 (automne 1998) de la revue Goldberg.

Celle-ci écrit: " La cathédrale de Tarragone conserve dans ses trésors une toile de grandes dimensions qui servait à couvrir le catafalque qu'on élevait pour les obsèques des Habsbourg. Le tissu de velours noir qui portait les armoiries de la famille régnante, devait produire un fort impact à qui le contemplait d'autant plus aujourd'hui, si nous devons reconstituer mentalement ce que furent les funérailles de l'Empereur Charles Quint ou celles de Philippe II dans les grandes cathédrales du monde hispanique. La musique fut l'élément indispensable de ces événements. Elle fut chargée d'envelopper l'auditeur d'un drap de velours noir, dans une sonorité dense qui le plonge dans la tristesse, indépendam-ment de ce qu'il  ressent pour lui-même et pour le défunt".

"Seuls les grands maîtres de l'histoire de la musique sont parvenus à faire de Requiem, une oeuvre maîtresse. Ses origines sont les planctus médiévaux, parmi lesquels demeure célèbre Fortz chausa es de Gaulcelm Faidit, écrit pour la mort de Richard Coeur de Lion. Elle suit ensuite les déplorations, la plus extraordinaire étant celle que composa Josquin Desprez à la mort de Ockeghem (Nymphes du bois), pour aboutir enfin aux messes polyphoniques de Requiem. Si l'Officium defunctorum dont il subsiste une copie à la cathédrale d'Avila et une autre à la cathédrale de Puebla au Mexique, et la Missa pro defunctis à 5 voix du Missarum liber secundus (Rome, 1544) s'imposent par leur profondeur et leur beauté, un phénomène semblable se produit dans la version qu'en donne Jordi Savall, à la tête de la Capella Reial et de l'ensemble Hespèrion XX. Les deux compositions sont a cappella. Cela n'ôte en rien  à cette re-création intelligemment réalisée grâce à un indiscutable talent musical qui impressionne l'auditeur. Savall souligne, dans le style qui lui est propre, l'ensemble et chacune des voix de la polyphonie en associant les instruments de l'époque, orgue inclus. Le résultat est une lecture beaucoup plus riche par sa couleur musicale que l'original de Morales; lequel aurait certainement apprécié l'usage des moyens propres à restituer l'esprit de son oeuvre".
 

Reviewer: Maricarmen Gómez
Original text :


This commentary is a continuation of an article by Maricarmen Gómez entitled "Spanish Music in the Days of Philip II', published in Goldberg Magazine (no. 5, Autumn 1998).

"Among its treasures, the Catheral of Tarragona preserves a very large cloth that was used to cover the tumuli that was erected to celebrate the funerals of the Hapsburgs. The cloth, made of black velvet and displaying the coat of arms of the governing family, has a profound impact on those who see it, especially if we mentally go back to what must have been emperor Charles V's or Philip II's funeral in the great cathedrals of the Spanish world. Music was an essential element in those events, enfolding the listeners in a black, velvet cloak of sound, dense enough to throw them into grief, regardless of their feelings for the deceased".

"Only the great masters in the history of Music managed to make masterpieces out of Requiems. Their remote antecedents are medieval laments, some of which became as popular as the famous  Fortz chausa es of Gaulcelm Faidit, composed to mark Richard the Lionheart's death. Then came the lamentations, the most extraordinary of which was the one written by Josquin (Desprez) for Ockeghem's death (Nimphes du bois), to finally lead to polyphonic Requiem Masses, two by Morales, one for 4 voices and the other for 5 as well as the Officium defunctorum, some of the best examples of their genre in the Renaissance".

"Both the Officium defunctorum, of which one copy is kept at the Cathedral of Avila, and the other in Puebla Mexico and the Missa pro defunctis  for 5 voices of the Missarum liber secundus (Rome, 1544) impress by their depth and beauty. The same is true with the version by Jordi Savall at the head of the Capella Reial and Hespèrion XX. Both compositions are  a cappella and as far as is known, they were never interpreted in the past with any instrument other than the organ or the basson. That is no obstacle for the intelligent and musically talented re-creation of whatever may produce an impact on the listener. Savall highlights each and every voice in the vocal polyphony with instruments of the period including the organ, which makes for a more colorful version than the original by Morales who probably would have praised it, or even suggested it, if he had had the means to imagine it".




# 24 (09/2003

Appréciation 
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Evaluation

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Analyste: Ivan Moody
Texte légèrement abrégé: (N'a pas été reproduit sur le site de Goldberg) 

"Voila un disque classique d’Hespérion. Il utilise le prétexte de la cérémonie des funérailles de Charles V qui eurent lieu à Mexico en 1559 pour élaborer une fable. Et comment la fable est contée ? La Missa pro Defunctis en cinq mouvements fait partie du livre de 1544, et se complète par des mises en musique de Morales pour l’Office des Morts conservées dans les archives de la cathédrale de Puebla au Mexique, elle est connue pour avoir été chantée lors des obsèques impériales. "

" Ce que l’on sait des interprétations ibériques et latinoaméricaines  sert de justification à l’utilisation d’un large ensemble de violes, d’instruments à vent et d’orgue ainsi que des voies (masculines) que l’on retrouve dans le présent enregistrement. » « … la musique est interprétée avec un tel sens de componction, une telle profondeur de sentiment et transmet bien la beauté cristalline de la musique de Morales… "

" On peut ressentir, et de la façon la plus extraordinaire, comment Morales, l’artiste liturgique, dénude l’intimité de son âme devant le Créateur. Vraiment, il s’agit d’un très bel enregistrement ". 

 

Autres références disponibles via la base de données de Todd McComb:
(Site: http://www.medieval.org/emfaq/cds/ast8765.htm

Other available references  via
Todd McComb's date base:
(Site: http://www.medieval.org/emfaq/cds/ast8765.htm
 

 

La musique / The music

Officium Defunctorum 

Missa pro Defunctis, a 5

1. Ad Matutinum 7. Introitus
2. Invitatorium 8. Kyrie
3-5. In Primo Nocturno 9. Graduale
6. In Secundo Nocturno 10. Sequentia
  11. Offertorium
  12. Sanctus
  13. Benedictus
  14. Agnus Dei
 


Date de création de cette fiche: 18 FÉVRIER 2006
Dernière mise à jour de cette fiche:
23-déc.-2021


This page was first published on: FEBRUARY 18, 2006
This page was updated on:

12/23/21