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Classica # 169 (02/2015)
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Mirare
MIR267



Code-barres / Barcode : 3760127222675

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Philippe Venturini
 

Dans son texte de présentation, Florence Bolton, la gambiste de l'ensemble, rappelle à raison que Georg Philipp Telemann reste « moins considéré que ses deux grands contemporains, Bach et Haendel » alors qu'on ne peut « que louer son génie et sa modernité ». Un tel programme lui donne mille fois raison. En réunissant cinq trios et quatuors (un des Quadri de Hambourg) et un extrait d'un Quatuor parisien autour de la viole de gambe, les musiciens de La Rêveuse rappellent avec quelle souplesse et quelle sûreté Telemann pouvait naviguer entre les styles, allemand, italien, français et même polonais.

 

Mais à une leçon de géographie musicale, les musiciens ont préféré le plaisir de l'éloquence, les nuances du phrasé, le chatoiement des couleurs. Aussi la musique choisie comme l'interprétation visent‑elles en priorité l'intensité de l'expression plutôt que l'effet virtuose. Pour y parvenir, les artistes font montre d'une écoute mutuelle particulièrement attentive et active: en témoignent le tendre « Largo » du TWV432 :g1 dans lequel la flûte traversière, superbe de finesse de Serge Saitta, le violon aérien de Stéphan Dudermel et la viole de Florence Bolton se répondent ou bien le mélancolique adagio de TWV 42 :g1 capable de la gravité du meilleur Arcangelo Corelli. Qu’il porte, encore des habits baroques ou qu'il les rehausse de quelques rubans galants, ce Telemann mérite en effet d'être « considéré » à sa juste valeur.

 

Merci à l'ensemble des musiciens de La Rêveuse de nous le rappeler de si belle façon.

 

  

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