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Texte paru dans: / Appeared in:
Diapason # 746 (Eté/2025)

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CPO
  Référence: CPO555583 

Code barres / Barcode :0761203558322


 

Analyste: Jean-Christophe Pucek

Contemporain exact de Monteverdi, Christoph Demantius est organiste à Zittau avant d’occuper, de 1604 à sa mort, le poste de Cantor à Freiberg, en Saxe. L'Ensemble Polyharmonique se penche sur deux partitions pour le temps pascal publiées en 1631, une Weissagung des Leiden und Sterben Jesu Christi , prophétie tirée du Livre d'Isaïe, et une Passion selon saint Jean. Cette dernière ressortit au genre de la Passion-motet où l'intégralité du texte est chantée en polyphonie. L'une et l'autre témoignent d'une période de transition où le « style ancien » hérité de la Renaissance accueille les nouveaux canons expressifs forgés en Italie.

 

Avec un chanteur par partie soutenus par un continuo discret (positif et luth), l'interprétation donne à ces pages concentrées une dimension madrigalesque indéniable. Pas d'effets tonitruants, mais une attention au texte, une volonté de l'illustrer bien réelles. Dans la Passion , des mots comme « Wahrheit » ou « kreuzige » émergent de la narration, que les turbae (Jésus devant Pilate) interrompent. La torpeur qui s'empare de la musique jusqu'au silence au moment de la mort du Christ permet de visualiser la tête qui s'incline dans le dernier souffle.

 

Dans la Weissagung, les chromatismes douloureux traduisent les blessures infligées au supplicié, les changements de mètre rythmique évitent la monotonie de la récitation. Alexander Schneider et ses amis cisèlent les nuances, à la fois précis et éloquents. Les voix sont bien timbrées, flexibles, lumineuses à leurs meilleurs moments. Sagit-tarius (Erato, 1990) et Kammerchor Saarbrücken (Christophorus, 2000) n'atteignaient pas à une telle transparence.

 

Les compléments démontrent, s'il en était besoin, l'intérêt des œuvres de Hammerschmidt, compositeur avec lequel le Polyharmonique possède des affinités évidentes. En témoignent un bouleversant Ach, Jesu stirbt , le duo Ich leide billig, ici tout en délicatesse, ou encore cet Erbarm dich mein exhalant une ferveur intense.

 


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