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Texte paru dans: / Appeared in:
Diapason # 746 (Eté/2025)

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Naxos  DVD857455370

Code barres / Barcode :0747313455270


 

Analyste: Guillaume Saintagne

 

Longtemps délaissée, la Passion selon Brockes de Handel fait ici l'objet d'une proposition scénique par Walter Sutcliffe, dont la ligne plus poétique que linéaire épouse le livret. Particulièrement dans la partie initiale, où l'Evangéliste sort d'une caverne préhistorique pour rejoindre les premiers colons américains qui l'initient au christianisme. Le spectacle joue avec les couleurs vives (on songe à Castellucci) et la direction d'acteurs est aussi précise qu'émouvante (saint Pierre saisissant les braises à pleines mains).

 

Les choses se gâtent dans la seconde partie qui se déroule dans un monde contemporain déconstruit alla Bieito, avec décor en ruine, évocations sanglantes du terrorisme et cow-boys de Las Vegas. Cette réflexion sur le dévoiement d'une religion devenue cathodique (l'Evangéliste se fait prédicateur évangélique) brouille la lisibilité du livret.

 

La partie musicale laisse une impression moins mitigée. Grâce à des chœurs partout sans reproche et un orchestre un peu sec en harmoniques mais très énergiquement dirigé par Michael Hofstetter qui ménage des climats propres à l'élévation sprituelle. Des trois incarnations de l'Ame croyante, on saluera surtout celle, fanatique, de Romelia Lichtenstein, notamment dans un « Brich, brüllender Abgrund » à la force tellurique. Elle chante également Marie : son medium écorché étonne d'abord mais sa technique suprême et son expressivité très franche emportent tout.

 

Lauriers aussi pour Vanessa Wald-hart : large ambitus et vocalises aisées servent l'ambiguïté de cette Fille de Sion, tour à tour sage enfant, pythie belliqueuse et pécheresse - « Was Bärentatzen » et « Lass doch diese herbe Schmerzen » sont ses meilleurs moments.

 

L'Evangéliste de Robert Sellier rayonne scéniquement malgré une projection insuffisamment maîtrisée. Signalons enfin le Jésus très incarné de Michael Zehe même avec des graves un peu forcés, et le très intense Saint Pierre de Jorge Navarro Colorado.

 



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