"La musique en consort (serait) l' ancêtre de notre
actuel concert (et) indique simplement que plusieurs
instruments jouent ensemble, formant un full consort
quand ils appartiennent tous à la même famille, celle des
flûtes ou celle des violes, ou un broken consort
quand ils réunissent instruments à cordes et instruments à
vent, plus éventuellement quelque tambourin."
Histoire de la musique occidentale,
Brigitte et Jean Massin, Fayard, 1985, p. 346
"Consort music (would be) the ancestor
of our present day concert (and) refers simply to the fact
that many instruments are playing together. They form a
full consort when they belong to the same family of
instruments, or a broken consort when the
ensemble is made up of string instruments and wind
instrumnets, to which eventually may be added a tambourine."
Histoire de la musique occidentale, Brigitte
& Jean Massin, Fayard, 1985, p. 346
"Anthony Holborne (c1545 ? - 1602) a été
intimement lié au remarquable et florissant essor de l'art
anglais, de la musique et des lettres de la cour de la Reine
Elizazabeth Première. C'était l'époque de William Shakespeare,
de Sir Philip Sidney, Edmund Spenser, Nicholas Hilliard et William
Byrd, des noms dont on se souvient encore de nos jours.
Holborne est indéniable-ment une figure de second plan en cette
compagnie, mais sa musique était hautement respectée en son temps,
et mérite d'être mieux connue aujourd'hui".
Tim Crawford
Traduction: Irène Bloc
(Extrait du livret accompagnant le CD)
"Anthony Holborne (c1545 ? - 1602) was
intimately involved in the remarkable flowering of English
art, music and letters associated with the court of Queen
Elizabeth I. This was the era of William Shakespeare, Sir
Philip Sidney, Edmund Spenser, Nicholas Hilliard and William
Byrd, names that are still remembered today. Holborne is
admittedly a lesser figure in this company, but his music
was greatly respected in his own time, and it deserves to be
better known today".
Hespèrion XXI "...
approach these predominantly homophonic dances with a welcome
mixture of poise and gentle wit. The pavans are sustained, their
cadences delicately ornamented - most often by Savall himself or
one of the lutenists; the galliards and almaines are sprightly,
their syncopations set off by percussions. Nothing is exagerated,
neither does the music suffer from an overabundance of melancholy
(even in the inflections of the Image of Melancholy
galliard) or jollity (in the Heigh-ho Holiday galliard), as
is often the case in performances of this repertory. The repeats
are varied and the cadences lightfooted and, indeed, elegantly
executed"
Jean-Luc Macia pose cette question intrigante: "...qu'est-ce
que les "Latins" de l'équipe Savall peuvent apporter
dans le répertoire du consort de violes élisabéthain?" Et
il s'empresse de répondre: "Beaucoup, et qui ne sera
peut-être jamais compris outre-Manche (comme l'ont déjà montré
d'autres disques ... (de Savall), notamment dans d'inoubliables
Purcell) : à savoir une sensualité dans le son, une rondeur dans
les exhalaisons des violes, un dynamisme dans le phrasé, une
variété dans les rythmes qui rendent à jamais les gambistes
britanniques timides, raides, convenus..." Selon Macia,
" Jordi Savall démontre que rien ne peut être plus
évocateur et troublant qu'une pavane non pas débitée sur un ton
lugubre mais traversée de coloris inattendus, soulevée de
soupirs jamais contrits mais plutôt enjôleurs, ou qu'une
gaillarde dynamisée par des percussions moins intruses qu'on le
supposerait facilement. C'est que nous avons affaire là à des
danses et que, nonobstant la mélancolie si inhérente à la
musique pour consorts, il faut bien imaginer que des courtisans en
suivaient les mesures de leurs jambes et de leur corps, voire s'y
trémoussaient. Et cette dimension chorégraphique est sans cesse
présente dans le disque d'Hespèrion XXI, ce qui donne à la
musique de Holborne une vie, une ferveur, une poésie agitatrice
qu'on ne rencontre que rarement dans ce répertoire."
Macia souligne enfin la
présence sur ce disque "...d' images fortes, inventives (les
percussions transformant la pavane The Funerals en une
marche funèbre émouvante)..." Il conclut en disant de ce
disque qu'il est "un bonheur".
Dans le cadre de son palmarès 2001, le magazine Diapason attribue
un "Diapason d'Or" à cet enregistrement de Savall, dans
la catégorie "Musique ancienne".
Le chroniqueur de Diapason écrit:
"Dans ces vingt-cinq pièces tirées d'un recueil publié en
1559 par Holborne, immense compositeur aujourd'hui trop peu joué,
Jordi Savall démontre que rien ne peut être plus évocateur et
troublant qu'une pavane, non pas débités sur un ton lugubre,
mais traversée de coloris inattendus, soulevée de soupirs jamais
contrits mais plutôt enjôleurs; ou qu'une gaillarde dynamisée
par des percussions moins intruses qu'on ne le supposerait
facilement. C'est que nous avons affaire la à des danses et que,
nonobstant la mélancolie inhérente à la musique pour consorts,
cette dimension chorégraphique est sans cesse présente dans le
disque d'Hespèrion XXI, ce qui donne à la musique de Holborne
une vie, une ferveur et une poésie agitatrice qu'on ne rencontre
que rarement dans ce répertoire. Un bonheur."
Analyste: Stéphane Lancrin Résumé ouabrégé:
"Chaque disque de Jordi Savall étant invariablement salué
par la critique et Classica n'étant pas en reste dans ce
concert de louanges, il devient presque gênant (quoique
réjouissant ) d'écrire que son dernier opus emballe comme
les précédents... Car Savall et Hespèrion XXI interprètent ces
Larmes des muses avec, une fois encore, une chaleur, une
vitalité et une expressivité qui éblouissent de bout en bout.
Compositeur de second plan et quelque peu oublié, Anthony
Holborne était tenu en haute estime par ses contemporains.
Contrairement à celles, plus célèbres, de John Dowland (qui fut
l'un de ses admirateurs), ses larmes prennent assez rarement une
tournure mélancolique, tourmentée à l'extrême. Autant que de
tristesse, ces suites de pavanes, gaillardes et allemandes - des
danses donc, certes stylisées, mais dont les interprètes
n'oublient jamais l'origine - évoquent des larmes de joie,
d'allégresse, semblant parfois vouloir décrire un univers
fantastique. Le jeu du consort de violes, beau et précis, souvent
enrichi d'un luth, d'un clavecin (ou orgue) et d'un tambour aussi
discrets qu'efficaces, n'a pourtant rien d'exubérant : la
sonorité est légère, d'une incroyable douceur, et les violes ne
se départissent jamais d'une certaine réserve aristocratique. En
particulier, la pulsation rythmique est idéalement marquée,
clairement présente sans être tellement accentuée. La viole
soprano de Jordi Savall énonce avec fluidité les petites
cellules mélodiques qui forment la ligne mélodique solo, et qui
semblent s'évanouir avant, parfois, de repartir de plus belle.
Après ses précédents succès dans ce répertoire (chez Naïve),
Savall confirme une totale aisance dans la musique
élisabéthaine, décidément d'une troublante beauté."
Goldberg # 12
(08-10/2000)
Appréciation
Evaluation
Goldberg a cessé de publier
avec le # 54
~~~~~~
Goldberg is no longer available.
# 54 was the last issue.
Analyste: Brian
Robins
Résumé ou abrégé:
Brian Robins nous livre une critique plutôt
caustique de l'un des disques
unanimement applaudi par la critique. Selon lui, ce disque aurait
pu prétendre "... sans aucun doute au titre de meilleur
disque de l'année", n'eut-été de ce que Robins considère
comme un "sérieux problème" chez Savall. Ce que Robins
reproche à Savall a trait à l'ajout "... de parties de
percussion inexistantes dans l'original (en réalité plus qu'on
ne pourrait le croire d'après la liste des plages)". Il
ajoute: "Si je peux arriver à supporter certaines additions
de percussion délicates de Pedro Estevan, son battement de
tambour dans des pièces comme Infernum et The Funerals est
absolument exaspérant." "... la musique est appauvrie
par des effets grossiers et je suis étonné qu'un musicien de la
sensibilité et de la taille de Savall ne se rende pas compte de
ce fait."
Reviewer: Brian
Robins
Abridged version : Brian Robins provides us with a rather vitriolic review of one
the CDs that was rather unanimously acclaimed by other reviewers.
According to Robins, this CD "... would ...have
unquestionably been a contender for one the records of the year"
had it not been for what he considers as "a serious problem"
with Savall. His bone of contention has to do with Savall's
addition of "... spurious percussion parts to many of the
pieces (actually more than the track listings suggest). He adds:
" While I can just about cope with some of Pedro Estevan's
gentle percussion additions, his drumming in such pieces as the Infernum
and The Funerals is maddening in the extreme."
"... the music is diminished by such crude effects and I'm
amazed that a musician of Savall's sensitivity and stature seems
unaware of the fact."
Original text "The music is succinctly varied and makes interesting use of some
very intriguing string effects occasionally punctuated by soft
percussion and organ. The soft delicate sounds of Savall's viola
da gamba ensemble is indeed soothing especially in the reflective
'The teares of the Muses' and the suggestive 'Image of Melancholy'.
Funeral music was also an Elizabethan speciality and this is
demonstrated in the evocative 'The Funerals', a mournful but
stringent piece of music strangely reminiscent of Purcell's
ubiquitous 'Queen Mary'music."
"The sumptuous
sounds of the Galliards are also a distinctive feature of this
recording perfectly re-creating the effect of an Elizabethan
courtroom. I am also particularly fond of Rolf Lislevand's
masterly lute playing, here he is joined by the equally
magnificent Xavier Diaz. Pedro Estevan's knowledgeable percussion
playing is also one to die for. Add all these master
instrumentalists to a splendid recording and the usual sumptuous
Alia Vox presentation and you definitely have one of the early
music CD's of the year."
Reviewer: Ian Lace
Excerpts
"It is always a pleasure to hear the
refined yet exuberant playing of Jordi Savall's ensemble. This new
album of music by Anthony Holborne does not disappoint. "
"The 25 numbers are sub-divided into six
suites. For the slower pavans, Savall invests a melancholy dignity;
while, for the brighter pieces, his players are alert to the lively
and sometimes engagingly twisting rhythms. Overall, he brings out
all the beautiful little felicities in this surprisingly complex and
often delicately strained music. "
Reviewer: Gary Dalkin "While
volume I of Hesperion XXI's survey of Elizabethan consort music
covered the repertoire of various composers, this second disc is
devoted entirely to the music of Anthony Holborne. As usual for Alia
Vox, this is a beautifully presented, digipacked album. When,
coincidental with the release of the disc, I spoke to the leader of
Hesperion XXI Jordi Savall for Classical Music on the Web, he talked
about many aspects of his music, including his concern for good
presentation. His pursuit of artistic beauty communicated strongly,
and is fulfilled here on many levels, from choice of repertoire,
through performance, recorded sound and physical presentation.
Savall considers it an artistic obligation to serve often forgotten
composers well, and he has done so here.
"
"... this is an immaculately performed
recording which probably leaves no middle ground. One either loves
what Jordi Savall does, or it leaves one cold. As such, this is a
mannered, stylised presentation, perhaps as much late 20th
century romantic fantasy of the age of Shakespeare as anything more
authentic. It is also utterly lovely. There is a detached yet
paradoxically warm beauty here which enchants the more one listens.
With many of the 25 tracks simply called pavan, galliard or almaine,
sometimes with a subtitle, sometimes not, and with the overall sound
uniform throughout, it takes some time to become acclimatised to the
various pieces. Once one has, this disc reveals itself to be
thoughtfully programmed in a balanced selection of melodies which
range from the sprightly, the charming galliard which is track 8, to
the sombre pavan 'The Image of Melancholly', part of the Elizabethan
'cult of melancholy'. Those additional instruments which transform
the consort into a mixed or broken consort are employed with taste
and subtly, though some may find the drum which introduces the
almaine, 'The Choice' intrusive."
"Teares
of the Muses is one of those albums which will sell itself"
«Tout
au long de sa discographie, Jordi Savall a contribué, plus qu’aucun
autre interprète… à montrer la beauté de la musique élisabéthaine,
que ce soit en soliste ou à la tête d’un consort de violes.
Ce nouvel enregistrement vient encore compléter notre vision d’un
univers sonore dont lui seul semble posséder la clé. »
« Dans ces danses « à danser » ou « à écouter » - on ignore si cette
musique était réellement destinée à être dansée -, Savall use d’un
raffinement suprême, combinant une plénitude sonore frappante avec
un enivrant sens du rythme. Aussi délicatement phrasés, ces morceaux
apparemment simples deviennent du coup des chefs-d’œuvre en
miniature, des miracles de grâce. »
Reviewer: Pablo Galone Excerpts:
“All along his recording career, Jordi
Savall has contributed, more than any other musician…, to
demonstrating the beauty of Elizabethan music, either as a soloist
or as a leader of a consort of
gambas. This … recording further adds to
our vision of a musical universe of which he alone seems to be the
sole master.”
“In the dances intended “ to be danced” or “to be listened to” - we
do not know if this music was actually composed as dance music –
Savall is extremely refined, offering a strikingly full-bodied sound
with an exhilarating sense of rhythm. “These pieces, apparently
simple, are presented in such a delicate fashion that they become
miniature masterpieces, miracles of grace.”
American Record Guide
07/2001
Reviewer: John W. Barker Excerpts:
"Savall has selected 25 items, predominantly but not exclusively
serious, and including only a few of the most often played ones. He
has chosen to perform these mostly with a whole consort of gambas,
with such sensitive contribution from lutes and organ, and even, in
select cases, from discreet percussion. These may not be the most
colorful or sensational renditions to be had, but they are elegant
and stylish ones, warmly recorded -- an ideal survey of Holborne's
ensemble writing."
This is subtitled Elizabethan Consort Music, vol. II, following
on the footsteps of the broadly focused collection that appeared in
my Want List in 24:2, where it kept company with a Holborne disc
from the King's Noyse. The King's Noyse is our premier, and perhaps
our only, Renaissance violin band. Savall's band deserves similar
accolades. As may befit the character of the instrument (named first
in Holborne's alternative scorings in his Pavans, Gaillards, Almains,
and other short Aeirs of 1599, from which this disc is drawn),
Hespèrion's performances are more inclined to the contemplative,
ruminative, inward-directed, in contrast to the more extroverted and
choreographic King's Noyse. The sound of the viols is simply lovely
on this disc, with the warm sound of Luca Guglielmi's organ, the
light strokes of Xavier Diaz's lute, and the ever-inventive
percussion of Pedro Estevan charmingly melded. This is a disc to
listen to again and again—the work of a group of masters at the top
of their form. Don't miss it.
La musique / The music
I
Bona Speranza (Pavan)
The teares of the Muses (Galliard)
The Choise (Almaine)
Heigh ho holiday (Galliard)
II
Infernum (Pavan)
Galliard
III
Pavan
Galliard
The night watch (Almaine)
Lullabie (Galliard)
Galliard
IV
The image of Melancholly (Pavan)
Ecce quam bonum (Galliard)
Sic semper soleo (Galliard)
V
Decrevi (Pavan)
Galliard
My selfe (Galliard)
VI
Paradizo (Pavan)
The Sighes (Galliard)
The Honie-suckle (Almaine)
The Fairie-round (Galliard)
VII
The Funerals (Pavan)
Galliard
The fruit of love (Almaine)
As it fell on a holie Eve (Galliard)
Autres références disponibles via la base de
données de Todd McComb/ Other available references via
Todd McComb's database:
(Site: http://www.medieval.org)
Re:
AV9813
Articles fort intéressants à propos
de la viole de gambe:
Date de création de cette
fiche: 4 avril 2006
Dernière
mise à jour de cette fiche:
2012-11-18
This page was first published on:
April 4, 2006
This page
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11/18/12
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